S

i vous pensez, comme moi, que True Detective mérite amplement la palme du titre le plus insipide, vous devriez prendre quelques minutes à lire cette chronique.

 

1, 2, 3 : c’est parti !

True Detective est une série composée, pour l’instant, de 3 saisons (une quatrième saison n’est toujours pas exclue), chaque saison racontant une histoire complète et indépendante des autres.

À chaque fois, il s’agit d’un couple de policiers (detective, dans la langue de Shakespeare) confronté à une affaire qui, dans un sens ou un autre, les dépasse. Et, à chaque fois, ils vont s’accrocher comme des morpions pour avoir le fin mot de l’histoire. Si chaque saison a son couple de flics, ceux-ci sont très différents d’une saison à l’autre.

Toutefois, ils partagent en commun d’être tous, au bas mots, abîmés par la vie. Ils trimballent leurs cicatrices, leurs vices, leurs faiblesses, leurs emmerdes. Ils ne sont pas parfait, le savent, mais ne s’en sent pas moins digne de faire leur métier.

Vous l’aurez compris, les personnages sont l’un des points – très – forts de cette série, toutes saisons confondues.

 

Des thèmes récurrents

Le créateur de la série, Nic Pizzolatto, a ses obsessions : les visages défigurés, la pédophilie, l’ésotérisme (coucou au passage au Roi en Jaune, dans la saison 1), la Foi (Dieu, le Diable et ses multiples visages), le rôle des religions, les réseaux de pouvoir, les relations amico-professionnelles entre flics, les relations dans le couple, la quête de la Vérité, ne sont que les plus visibles.

Elles toutefois présentent dans chacune des 3 saisons, mais abordées à chaque fois sous un angle différent.

 

 

 

Raconter pour comprendre

Les saisons 1 et la 3 partagent la même construction où le(s) personnage(s) principal(aux) raconte(nt) des événements remontant à 20 ans plus tôt qui sont directement en lien avec des enquêtes qui se sont déroulées également 10 à 20 ans auparavant. On a ainsi 3 chronologies s’imbriquant comme des poupées russes.

Cette construction offre des possibilités narratives extraordinaires que Nic Pizzolatto exploite à leur maximum et de manière purement géniale, puisque ce besoin de raconter joue intégralement un rôle dans chacune des intrigues.

C’est sans doute pour cela que ces 2 saisons se révèlent supérieures à la deuxième (qui reste de très bonne facture cependant).

 

En conclusion

True Detective est une excellente série. La saison 1 est un pur chef d’œuvre, face à laquelle, la deux, bien qu’excellente, ne peut faire face et que la 3 talonne, sans toutefois l’égaler.

Alors n’attendez pas et ruez-vous sur cette extraordinaire série.

 

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True Detective, 3 saisons écrites par Nic Pizzolatto.

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