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ans ce premier cycle de la série le Crépuscule des dieux, on trouve énormément de références au Seigneur des anneaux de Tolkien. Sauf que l’opéra de Wagner, dont est issue cette série, est bien antérieur à la célèbre saga. Alors, qui s’inspire de qui ?

 

Pour tout l’or du Rhin.

Dans le Crépuscule des dieux, comme dans l’œuvre de Tolkien, il est question d’un anneau, forgé dans les ténèbres, aux pouvoirs immenses et corrompant l’âme de son porteur. On y trouve aussi des nains, des humains et des elfes combattants aux côtés des dieux scandinaves contre les forces des ténèbres. Dans l’ombre de tout ceci, on ne peut s’empêcher de sentir l’inspiration diabolique de Sauron...

Mais en réalité, tout ceci ne prouve rien. Le crépuscule des dieux qui nous intéresse ici ne prend pas source dans le Seigneur des anneaux, mais bien dans l’opéra de Richard Wagner terminé à la fin du XIXe siècle et s’inspirant lui-même d’un poème scandinave médiéval.

Ici, l’anneau vient de l’or céleste, gardé par trois sublimes gardiennes au fond du Rhin, là où, chez Tolkien, il est né de la malice même de Sauron.

Évidemment, on pourra trouver plein de différences un peu à tous les niveaux. Mais les grandes lignes restent identiques et font clairement passer le Seigneur des anneaux pour une adaptation libre de l’opéra de Wagner.

La série le Crépuscule des dieux, quant à elle, est donc une réelle adaptation de la dernière partie éponyme de l’opéra et non une copie de l’univers de Tolkien.

Et c’est sacrément réussi !

 

C’est en forgeant que l’on devient forgeron.

Dès le premier tome, la BD est très agréable à lire. Toutefois, elle ne va pas cesser de s’améliorer, tant dans la narration que dans les dessins (et déjà, comme je le disais juste avant, on part de haut avec un bon premier tome !).

La lecture des albums devient addictive et on enchaîne les tomes les uns après les autres jusqu’au Ragnärok final !

 

Un dernier tome pour les gouverner tous.

On se souvient que Sauron forgea l’anneau unique pour gouverner tous les autres qu’il avait offert au roi des différents peuples.

Et bien là, c’est un peu pareil : ce premier cycle est en 7 tomes plus un tome 0 (remarquez la forme ronde comme un anneau… lol).

Ce tome 0, est une préquelle au premier cycle. Il peut donc tout aussi bien se lire avant les 7 premiers albums, qu’après.

Personnellement, je l’ai lu après et je pense que c’est un bon choix.

Notez que cette album est scénarisé et dessiné par un autre duo que celui qui gère la série principale. Cependant il s’intègre parfaitement aux autres et les dessins de Gwendal Lemercier sont vraiment sublimes.

 

Ragnärok, c’est la fin de tout.

De vraiment tout ?

Pas vraiment. En effet, le quatrième tome du second cycle vient de sortir. L’action se déroule, comme dans toute grande saga épique qui se respecte, 400 ans après les événements du premier cycle.

On y retrouve le même duo scénariste/dessinateur que pour les albums précédents.

Évidemment, je ferai une chronique de ce cycle lorsqu’il sera complet à son tour.


La série Le crépuscule des dieux est éditée pae les Editions Soleil - 14,50 € l’album environ

Cycle 1 : 7 albums + 1 ( scénario : Jean-Luc Istin / dessins : Gwenal Lemercier) - Cycle 2 en cours : 4 albums parus.

Scénario : Nicolas Jarry - Dessins : Djief

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