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daptés des trois premiers romans de la saga à succès de Jussi Adler Olsen, Les enquêtes du département V devraient se voir doter d'un quatrième -et probablement dernier- opus cinématographique. Alors que vaut cette série de Thrillers venus du froid ? 

 

L'essor du eCinéma

Les enquêtes du département V regroupent, actuellement, trois longs métrages, dont 2 sortis en eCinéma et un en salle. Là où cela se complique, c'est que c'est le deuxième qui est sorti au cinéma et le premier et le troisième qui sont sortis en eCinéma.

Difficile à suivre, jusqu'à ce Netflix regroupe les 3 sur sa plateforme !

Donc, dans l'ordre, les films sont : Miséricorde, Profanation et Délivrance.

Films clivants (surtout si on les compare à la série de romans dont ils sont tirés), Les enquêtes du département V prouvent que le eCinéma peut produire de vrais bons films, qui trouveraient amplement leur place en salles de cinéma si leur économie le leur permettait.

 

Une ambiance glauque

Dans la veine de Millénium, Les enquêtes du département V jouent à fond la carte des polars venant du Grand Nord : paysages atypiques (pour nous du moins), atmosphères pesantes, et intrigues torturées. Mais leur force vient des personnages complexes, aux zones d'ombres abritant secrets et vices qui définissent autant les héros que leurs adversaires.

Loin des personnages lisses, convenus, que nous proposent les films américains (je ne parle même pas des films français), ceux de ces films sont rugueux, tortueux, complexes, parfois anti-pathiques, au physique quelconque. Bref, des humains se débattant pathétiquement dans leurs contradictions.

Et ça fonctionne ! Ça transcende même le genre.

Après les grincheux diront que tout cela est amoindri par rapport aux romans. En vérité, je n'en sais rien : je ne les ai pas lus. Toutefois, je dois admettre que c'est souvent le cas lors d'adaptation.

Cependant, il s'agit de considérer les 2 supports indépendemment : les films existent pour atteindre un public qui n'a pas lu -et ne lirad'ailleurs peut-être jamais- les romans. Très franchement, la mission est amplement réussie.

Quant aux intrigues, elles abordent des thèmatiques comme la séquestration, la vengeance, le sadisme, l'impunité, l'amour-haine, la manipulation, la soumission, la religion, le droit de vie et de mort, le sacrifice, la dépression, mais avec une lucidité froide, quasi chirurgicale, à la frontière du cynisme.

 

En conclusion

Une photographie léchée, des décors dépaysants, des intrigues prenantes et des personnages fascinants... Tout est là pour passer de très bons moments avec chacun de ces films, qu'on aurait tord de considérer comme des sous Millénium ou des téléfilms.

 

 

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