A

près la transposition extraordinaire des comics Umbrella Academy en série (voir ma chronique ici), c’est au tour de Polar de passer du papier glacé à la pellicule numérique. Le résultat se révèle-t-il aussi bon que dans le cas d’Umbrella Academy ?

 

Une BD déstabilisante

Commençons donc par le début : la BD. Elle est étonnante à plus d’un titre et, pour commencer par l’aspect le plus évident : sa présentation au format paysage (horizontal) qui tranche avec 99,99% de la production en la matière.

Et puis, son découpage aussi ; très inégal, puisqu’il frôle le génie par moment et est complètement illisible à d’autres.

Les 2 tomes de Polar sont donc clivants : le plus souvent, on aime ou on déteste. Pour ma part, je suis plus mitigé. Il y a des aspects enthousiasmants, certes, mais l’ensemble est, en général, très surfait et très surévalué, sans être mauvais.

Néanmoins, sa notoriété est établie, c’est indéniable.

 

Un film déjanté

Le film proposé par Netflix se base essentiellement sur le premier tome. Au niveau de l’histoire, il apporte une justification et une cohérence qui font défaut à la BD qui a tendance à ne pas s’encombrer « de détails » au niveau du scénario. Et comme c’est le cas pour Umbrella Academy, le film propose tout un lot de modifications, afin de justifier l’adaptation et de ne pas être qualifié de simple copier/coller.

Celles-ci sont, en général, bienvenues. Un autre bon point donc. Tout serait-il encore parfait ?

Hélas, non.

                              

Un ton incertain

C’est là la plus grande faiblesse du film. Il fait d’abord dans la surenchère (frôlant même le ridicule des fois) dans la première partie du film, puis le regrette et se calme sérieusement dans sa seconde moitié.

Personnellement, je trouve toute la première partie too much : c’est criard au niveau des couleurs, outrancier, caricatural dans les personnages... J’ai presque failli décrocher.

Mais j’ai tenu, et j’ai bien fait !

Visiblement, le staff créatif du film a dû avoir les mêmes doutes que moi et a opté pour un traitement moins exubérant à partir de la moitié du métrage.

 

En conclusion

On le sait, sur le net, il faut faire le buzz. Et Netflix n’échappe pas à la règle en proposant des adaptations en unitaire ou série de romans ou BD à succès.

Mais voilà, une adaptation, ça se justifie et la tentation de se démarquer de l’original est grande, quitte à tomber dans le n’importe quoi.

C’est ce qui a bien failli arriver à ce Polar qui a fini par reprendre le contrôle de son dérapage au bord du gouffre, mais qui, ion fine, sauve le coup et propose de passer un moment assez sympathique.

 

 


Polar - Netflix

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