C

’était il y a 3 semaines. J’allume Netflix et tombe sur la bande annonce d’une série dont je n’ai jamais entendu parler. Je regarde et trouve l’idée géniale. Son titre : Messiah.

 

Une prémisse forte

La prémisse d’une histoire c’est son concept exprimé en une phrase. Plus celle-ci est originale, plus on peut espérer une histoire qui le soit également. Celle de Messiah est ce que l’on qualifie de High level : une prémisse qui rien qu’à son énoncée nous permet de percevoir les multiples ramifications de l’histoire et révèle tout son potentiel.

Celle de Messiah se formule de cette façon : « et si le messie revenait en plein conflit syrien ? ».

Et rien que là, vous savez que vous allez avoir du lourd. Du moins si le traitement de la prémisse est à la hauteur...

 

 

La claque !

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Messia me déçoit pas.

Son écriture est fine, à tiroirs, et se lit sur plusieurs niveaux, permettant ainsi à la série de mêler religion, géopolitique internationale et critique sur la société.

Un mélange improbable qui a toutes les chances de ne pas fonctionner ou, a minima, de se révéler indigeste.

Mais pas là.

La série réussi l’incroyable tour de force de réunir tous ces éléments dans un récit cohérent, divertissant et pertinent.

 

 

L’intransigeance artistique

Combien de fois avez-vous entendu des soldats allemands s’exprimer en français avec un fort accent pour signifier que, dans le récit, ils parlent dans leur langue natale ?

Ces libertés prisent pour, supposément, faciliter l’adhésion des spectateurs au programme sont au courantes (même, si il est vrai, qu’elles ont tendance à diminuer).

Mais la proposition géniale et délicate de Messiah ne peut fonctionner que si le traitement reste hyper réaliste.

La série ne fait donc aucune concession d’aucune sorte. Et ainsi, les 5 bonnes premières minutes du premier épisode sont sous-titrées les acteurs s’exprimant dans la langue de leurs personnages. et, à la différence de ce qui est souvent le cas, cette exigence de crédibilité ne sera jamais abandonner durant toute la série.

De même, Messiah se refuse tout raccourci narratif, proposant ainsi une histoire solide qui évite que le spectateur ne se disperse en se posant des questions qu’il ne devrait pas sur la cohérence de l’ensemble.

 

En conclusion

Messiah, c’est du grand art !

C’est intelligent, sérieux, pertinent mais jamais prise de tête, ennuyeux ou pédant.

C’est un quasi sans faute.

Un regret ? Peut-être la dernière image de la dernière saison : on aurait pu avoir une image pleine de force, comme celle qui clôture la saison 1 de The Terror (voir ici). À la place, on a un plan qui fait un très bon temps fort de fin d’épisode mais un peu faible pour une fin de saison.

Mais je chipote.

Ne bouder surtout pas votre plaisir et regardez Messiah. Vous m’en direz des nouvelles.

 

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Messiah est une série originale Netflix 

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