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i Métropolis a toujours fait office de ville lumière, de New-York utopique, Gotham, elle, s’est définie comme son exact opposé, ou plutôt son négatif. Ce n’est pas pour rien si le super-héros de la première porte un costume bleu, une cape rouge et son caleçon sur son survêtement, tandis que celui de la seconde est surnommé le Chevalier noir...

Mais est-il possible de créer une série en préservant de manière rigoureuse ce côté sombre à l’extrême ?

 

Un grand OUI

Et oui, aussi surprenant que cela puisse le paraître, Gotham est une série noire, très noire. Une série résolument adulte, poussant sa logique et sa cohérence jusqu’au boutisme. Un régal !

Sauf... au milieu de la saison 2 et un tantinet au début de la 4 (pour rappel, Gotham compte actuellement 4 saisons de 22 épisodes chacune, une 5e et dernière – visiblement plus courte – sortira prochainement en France), où la tension se disperse un peu, justement car l’intrigue se concentre un peu trop sur Bruce Wayne, adolescent aux moments des faits. Mais même dans ce petit creux de la vague, la série reste à un excellent niveau.

 

Une excellence visuelle et narrative

La série se construit autour du personnage de James Gordon, alors jeune flic. Au fil des épisodes, les différents adversaires de Batman font leur apparition. On assiste ainsi à leur genèse, à la naissance de leurs liens, de leur relation, entre eux et vis-à-vis de Bruce Wayne.

Un exercice périlleux, pouvant vite tourner au catalogue risible, et pourtant parfaitement réussi ici. La narration fait la part belle à des choix audacieux, surprenants (on se dit souvent : « Tiens, celle-là, je ne l’avais pas vu venir ! »).

Quant à l’aspect visuel, il surclasse la grande majorité des séries actuelles de plusieurs têtes.

 

En conclusion

Préparez-vous à la saison ultime en regardant les 4 premières de cette série ex-tra-or-di-naire ! Un kiff intégral !

Un bijou audiovisuel, bien au-delà de la plupart des productions DC au cinéma !

 

 

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