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oujours adapté du roman de Stephen King, Doctor Sleep se veut être la suite de Shining.

Mais est-il possible pour une suite d’être à la hauteur d’un chef-d’œuvre ?

 

Un défi perdu d’avance ?

Pour beaucoup, la réponse à cette question relève de l’évidence : non. Il ne faudrait même pas d’ailleurs y penser, l’idée frôlant le blasphème pur et simple.

Aussi, Doctor Sleep partait avec un handicap certain, confirmé par les tous premiers retours des critiques mainstream qui le qualifie, le plus souvent, de décevant.

C’est donc avec un chouïa de méfiance que je suis entré dans la salle.

 

La fausse vraie suite

Et je dois reconnaître que le début du film n’a pas calmé mes angoisses avec notamment un choix de doublage assez dommageable.

On retrouve Danny et sa mère quelques mois après la fin de Shining. Mais très vite, on découvre surtout Danny adulte. Et là, le film décolle, vite et fort.

Pendant 2 heures s’enchaînent les bonnes idées et des plans de toute beauté. Deux heures enthousiasmantes, qui balayent tous mes doutes : Doctor Sleep est une extrêmement bonne surprise cinématographique, une pépite rare, qui (j’entends déjà ceux qui vont crier à l’hérésie) m’a procuré bien plus de bons moments que Joker, par exemple.

En réalité, malgré un début et une fin qui tissent des liens avec Shining, Doctor Sleep n’est pas la suite du chef-d’œuvre de Kubrick. C’est la suite de la vie de Danny. La nuance peut sembler subtile, mais ses répercussions sont énormes.

C’est sans doute là, la force et la faiblesse du film : proposer autre chose que ce à quoi l’on s’attend.

 

Conclusion

En ce qui me concerne, loin de me décevoir, ce choix original, risqué par certains endroits, m’a réellement convaincu et je ne peux que vous encourager à aller le voir : les 2 h 30 du film passent sans même que l’on s’en rend compte.

Et ça, ça faisait très longtemps que ça ne m’était plus arrivé.

 

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Doctor Sleep réalisé par Mike Flanagan

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