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daptée du roman éponyme de Richard Morgan, Altered Carbon va bientôt revenir dans une saison 2 sur Netflix. L’occasion de faire un point sur la saison 1.

 

Du roman à la série, l’ADN de l’œuvre a-t-elle été modifié ?

Sans rien spolier, la série surprend — déstabilise même — celui qui connaît le roman, par ses raccourcis dont le but est de simplifier une intrigue certes complexe. C’est une démarche que je comprends parfaitement dans le cadre d’une adaptation en long-métrage où la durée ne peut excéder les 2 h 40 — sauf quand le réal s’appelle James Cameron. Mais là, dans le cadre d’une série de 10 x 50 minutes, on peut s’interroger sur la nécessité d’un tel choix.

D’un autre côté, le roman de Richard Morgan est assez dur à pénétrer pour tout lecteur qui ne serait pas familiarisé avec le genre —et même quand on l’est, ça reste pas évident. Ceci explique peut-être cela.

Est-ce que cela nuit à la série ? Pas si on l’accepte et que l’on considère qu’une adaptation peut prendre ses propres choix. Je veux dire par là que les raccourcis, les fusions, les libertés que prend la série ne sont en rien préjudiciables à la narration.

 

Une œuvre forte

Le roman de Richard Morgan part du postulat que la conscience est transférable et sauvegardable sur des piles individuelles (un stockage informatique) et transférable d’un corps à un autre.v

L’œuvre interroge donc sur l’immortalité (ou plutôt l’éternité — puisqu’il est possible de mourir si la pile est détruite et qu’aucune sauvegarde n’existe), sur l’identité, sur l’importance et le rôle de la mort dans l’ordre naturel d’une société, sur l’être et le paraître.

La série aborde ces thèmes forts à travers, par moment, de longues scènes de dialogues. Certaines passent comme une lettre à la poste, d’autres sont malheureusement plus poussives. Heureusement, la série ne néglige ni les scènes d’actions (très bien faites) ni l’aspect visuel.

C’est d’ailleurs là son atout principal.

 

Un visuel qui frise l’excellence

Ne tournons pas autour du pot : l’image d’Altered Carbon est juste sublime. Les effets spéciaux sont à la hauteur, dignes d’un film cinéma.

Et même si l’univers rappelle immédiatement celui de Blade Runner, on s’y plonge avec une réelle délectation.

Rien que pour cela, Altered Carbon mériterait amplement d’être regarder ! Quand on y rajoute des scènes d’action réellement bien menées et filmées et une profondeur thématique rare dans une série, il parait alors évident qu’Altered Carbon se révèle incontournable.

 

En conclusion

À la vue de ce qui précède, il n’étonnera personne que je vous recommande vivement de voir cette saison 1.

Mon seul réel bémol réside dans le dernier épisode, très très très dialogué, pour expliquer à tout le monde les tenants et aboutissants de l’intrigue.v

Un dernier épisode un peu lourd et poussif donc, mais qui n’est pas parvenu à me gâcher le plaisir que j’ai éprouvé au fil des 9 épisodes précédents.

Alors, si vous ne l’avez pas encore vue, précipitez-vous sur cette série avant que n’arrive très prochainement sa saison 2.

 

 

 

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